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La Table Au Plafond

Étagère suspendue et fenêtre style verrière  Déco - la table au plafond

L’ANTISÈCHE | Retour en 10 anecdotes sur l’histoire singulière et souvent cocasse du prix Goncourt, depuis Céline qui l’a loupé au profit d’un quasi-inconnu, jusqu’aux femmes à barbe faisant irruption chez Drouant, en passant par Romain Gary qui l’a reçu deux fois sous deux noms différents.

La table au plafond - Clermont Auvergne Tourisme

La table au plafond – Clermont Auvergne Tourisme | la table au plafond

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De John-Antoine Nau en 1903 à Leïla Slimani en 2016, en passant par Patrick Modiano en 1978 et Michel Houellebecq en 2010, le Goncourt reste le prix littéraire le plus espéré et le plus mythique en France. Alors que s’ouvre la saison des prix littéraires ce 6 novembre avec le Prix Goncourt 2017, attribué à Eric Vuillard pour l’Ordre du jour, retour en dix anecdotes sur l’histoire de cette prestigieuse récompense.

C’est par testament, en 1896, qu’Edmond de Goncourt créa le prix du même nom afin de récompenser “le meilleur ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année” écrit par un auteur “d’expression française” :

Je nomme pour exécuteur testamentaire mon ami Alphonse Daudet, à la charge pour lui de constituer dans l’année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d’hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, et qui a pour objet la création d’un prix de 5000 F destiné à un ouvrage d’imagination en prose paru dans l’année, d’une rente annuelle de 6000 francs au profit de chacun des membres de la société.

Bouquet de lys blancs sur la table basse en face d'une cheminée en  - la table au plafond

Pour ce faire, les frères Goncourt avaient décidé qu’après leur mort, la vente de leurs biens servirait à placer un capital dont les intérêts reviendraient à l’Académie Goncourt. Ils pensaient ainsi pouvoir offrir une rente à vie de 6000 francs à dix auteurs méritants, en plus d’un prix annuel doté de 5000 francs.

C’est seulement le 21 décembre 1903 que fut proclamé le premier prix Goncourt, un an après la fondation officielle de la “Société littéraire des Goncourt”. Jusqu’en 1914, tout va bien…. Mais arrive la Première Guerre mondiale, puis la création du franc Poincaré en 1928… qui engendrent l’effondrement du portefeuille de la société, car celui-ci comprenait des obligations d’Etat. En 1926, le prix ne vaut plus que 50 nouveaux francs… Aujourd’hui, ce montant a été actualisé à 10 euros. Un chèque que les lauréats font généralement encadrer ! Rappelons quand même que pour l’éditeur, le prestige lié à la récompense n’est pas uniquement symbolique : dans les huit semaines suivant la remise du prix, le gain serait évalué à au moins 3 millions d’euros.

Vous pouvez réécouter cette émission de France Culture datée de 1965, qui s’intéressait à l’apport des frères Goncourt :

D’après son règlement, le prix ne peut être attribué qu’une seule fois à un écrivain. Pourtant, l’un d’eux a réussi à le recevoir pour deux de ses romans : Romain Gary. D’abord pour Les Racines du ciel , en 1956, sous son vrai nom… puis pour La Vie devant soi, en 1975, sous le pseudonyme d’Émile Ajar. Malin, il avait demandé à son petit-cousin (qu’il considérait comme son “neveu”), Paul Pavlowitch, lui-même écrivain, de se faire passer pour lui auprès des médias lors de la cérémonie de remise des prix. L’entourloupe ne sera révélée que cinq ans après la mort de l’écrivain ! Paul Pavlowitch aura endossé le rôle huit années durant.

L’émission Les Nouveaux chemins de la connaissance brossait un portrait de l’écrivain double, en novembre 2013 :

Le prix Goncourt 1910 fut remporté par Louis Pergaud, instituteur et auteur, notamment, de la fameuse Guerre des boutons. Pergaud reçoit le Goncourt pour De Goupil à Margot. Parmi les nominés moins heureux, deux noms bien connus : celui de Guillaume Apollinaire, qui n’obtint que trois voix sur dix au premier tour pour son recueil de seize contes, L’Hérésiarque et Compagnie ; et celui de Colette Willy, auteur bien connue de Dialogue de bêtes (1905) qui, elle, n’obtint que deux voix pour La Vagabonde.

Mais l’écrivain dont la déconvenue au Goncourt a fait couler le plus d’encre reste sans doute Louis-Ferdinand Céline. En 1932, son Voyage au bout de la nuit est recalé au profit d’un roman intitulé Les Loups, et signé Guy Mazeline.

Céline avait pourtant tenter de prévenir que son œuvre était promise à la postérité. En atteste, la lettre assez peu modeste qu’il avait jointe au manuscrit lorsqu’il l’adressa à Gaston Gallimard en avril 1932 :

Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine…

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Déjà à l’époque, ce recalage de Céline au Goncourt avait fait scandale. France Info rapporte que la réunion du jury chez Drouant avait été électrique :

Le sanguin membre de l’Académie Goncourt Lucien Descaves a claqué la porte du restaurant outré parce ce qu’il considère être une trahison. La veille on s’était mis d’accord pour accorder le prix à un jeune inconnu, Louis-Ferdinand Céline pour son singulier “Voyage au Bout de la Nuit “, et voici que le conformisme l’emportait. C’en est trop pour Descaves.

Car le Voyage de Céline est jugé “trop voyou pour l’époque. Trop populaire. Trop mal poli”, analysait l’écrivain et critique Pierre Vavasseur dans Le Parisien du 3 novembre 2013.

Quant au premier concerné, Céline, piqué au vif, il dénonça les “crassouilleries” des “m’as-tu-lu” et obtint malgré tout le Renaudot… et un immense succès d’édition (pour la plus grande joie de Denoël et Steel, qui furent les premiers à le publier, avant Gallimard qui avait fait la fine bouche).

Cet épisode marqua le plus grand “scandale” de l’histoire du prix Goncourt, selon le journaliste et écrivain François Nourissier, qui dirigera l’Académie Goncourt dans les années 1990. Ecoutez Guy Mazeline revenir lui-même sur la réception de son prix en 1932, lors d’un de ses passages sur France Culture en 1968 :

Il existe un auteur qui s’est vu “attribuer” le prix Goncourt en 1960… sans se le voir “décerner” : Vintila Horia, écrivain roumain, d’expression française et espagnole, pour son roman Dieu est né en exil. Il a fallu seulement quatre jours après la proclamation du prix, pour que la vérité éclate dans les colonnes de L’Humanité et des Lettres françaises : dans les années 1930, l’auteur a fait partie d’une cellule antisémite proche du nazisme, et baptisée “La Garde de fer”. Certains de ses articles portaient aux nues le fasciste italien Mussolini. Pour ces faits, il avait d’ailleurs été mis en justice en 1946 par les tribunaux de guerre roumains. L’écrivain avait malgré tout été exporté en camp de concentration, après le ralliement de la Roumanie aux forces alliées en 1944.

Non seulement l’écrivain se voit retirer sa récompense, mais il est obligé de s’exiler. Vintila Horia disparaît des radars.

L’émission Du côté de chez Drouant revenait sur cette affaire grinçante, en août 2013 :

Pour certains écrivains, la frustration n’est pas de se voir retirer le prix prestigieux, mais bel et bien de le recevoir ! Julien Gracq dénonçait ainsi l’aspect superficiel des prix littéraires et avait prévenu, en 1951, qu’il n’en voulait pour rien au monde. D’ailleurs, son éditeur, José Corti, n’envoie le manuscrit qu’à un seul des dix membres du jury, pour la seule raison qu’il est critique au Figaro littéraire. Notons aussi que Gracq venait de terminer l’écriture de La littérature à l’estomac, dans lequel il regrettait justement que le succès d’un livre soit tributaire de la rumeur qu’il y avait autour :

Ainsi se trouve-t-il que la littérature en France s’écrit et se critique sur un fond sonore qui n’est qu’à elle, et qui n’en est sans doute pas entièrement séparable : une rumeur de foule survoltée et instable, et quelque chose comme le murmure enfiévré d’une perpétuelle Bourse aux valeurs. Julien Gracq, extrait de La littérature à l’estomac

Peine perdue. Le jury de l’Académie élit haut la main son Rivage des Syrtes, pourtant le seul roman que Gracq ait jamais publié au moment de la rentrée littéraire. Sa réponse à l’écrivain est sans appel :

Il n’y a pas de candidature au prix. Il n’y a donc pas non plus de “non-candidature”.

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“Le jury n’a pas tenu compte de mon attitude”, déplore alors l’auteur. La presse s’empare de l’affaire… et Julien Gracq vend 110 000 exemplaires de son ouvrage… contre 175 l’année suivante. Un très joli coup médiatique ? En tout cas, les photos d’époque prouvent que Gracq était chez Drouant lors de l’annonce du lauréat, le 3 décembre 1951.

Ecoutez Pierre Assouline rappeller ce que Gracq pensait des prix littéraires, et lire un extrait de l’ouvrage pamphlétaire de Gracq, La littérature à l’estomac. Un témoignage suivi par celui de Raymond Queneau, juré du Goncourt en 1951 :

L’âge des jurés de l’Académie Goncourt a longtemps été un sujet de plaisanterie, voire de controverse.

Il y a un siècle, Jules Renard ironisait déjà :

L’Académie des Goncourt me paraît malade ; ça a l’air d’une maison de retraite pour vieux amis. La littérature s’en désintéressera.

Jules Renard… qui faisait lui-même partie de l’Académie Goncourt depuis 1907. Un jeune homme : on a fait le calcul, il avait pour sa part 43 ans.

Il faut dire que les jurés pouvaient voter à vie, jusqu’en 2008, année qui marque un changement du règlement et fixe une limite d’âge : 80 printemps. Une réforme menée tambour battant par la présidente Edmonde Charles-Roux, qui confiait : “Nous nous sommes rebranchés sur la réalité.” Au-delà de cet âge respectable, les jurés deviennent membres honoraires : ils ne votent plus, mais sont toujours autorisés à venir déjeuner chez Drouant et à participer aux réunions mensuelles.

Jules Renard, membre de l’Académie Goncourt, c’était le sujet d’une émission de France Culture en novembre 1966 :

“Le Goncourt, ‘un mâle nécessaire’ ?”, questionnait en novembre 2015 le collectif féministe des Femmes à barbe, relayé par la journaliste Cécile Mazin. Les activistes soulignaient en effet le fait que sur les 112 lauréats depuis l’existence du prix, 101 étaient des hommes. Réunies chez Drouant juste avant la proclamation du Goncourt, elles raillaient : “Colette était trop chaude et Sarraute trop froide.”

En 1910, Colette propose “La Vagabonde”, mais Colette est égrillarde, elle a trop de corps, c’est trop charnel, c’est trop chaud, ça ne va pas pour le Goncourt. […] En 1959, Sagan cisèle “Aimez-vous Brahms ?”, mais ces femmes divorcées, ces amours avec écart d’âge, pas convenable, ça ne va pas pour le Goncourt. […] En 1983 Sarraute se souvient avec “Enfance”, mais Sarraute n’a pas assez de corps, ce n’est pas assez charnel, c’est trop froid, ça ne va pas pour le Goncourt. […] En 1999 Amélie Nothomb frappe avec “Stupeur et tremblements”, roman du sadisme au travail, mais ce n’est pas encore assez réaliste pour le Goncourt. Extrait du communiqué de presse des Femmes à barbe, en novembre 2015

Les femmes à barbe pointaient également du doigt le manque de parité chez les auteurs de la rentrée littéraire, et particulièrement chez “les trois maisons formant la légendaire hydre GalliGraSeuil” : 72% d’hommes chez Grasset, 81% au Seuil et 82% chez Gallimard.

Bravo à l’Académie Goncourt qui tout au long du XXe siècle a perpétué les valeurs du XIXe siècle envers et contre tout ! Il y a danger les femmes proposeraient des manuscrits en masse, et solliciteraient en nombre des soutiens du Centre national du livre : des racontars ? Heureusement, les éditeurs et le jury Goncourt repoussent ces intrigantes ! Et leurs thèmes ! impensables, microscopiques, cette obscénité de l’intime, ces mièvreries ! Pleins de mâle vertu, les éditeurs les refusent, l’Académie Goncourt les ignore. Extrait du communiqué de presse des Femmes à barbe, en novembre 2015

La Table Au Plafond : Restaurant Clermont Ferrand 63000

La Table Au Plafond : Restaurant Clermont Ferrand 63000 | la table au plafond

En novembre 2016, Concordance des temps se faisait brièvement l’écho de la non considération des femmes dans la sphère littéraire :

La “Team Alexandriz” est un groupe de pirates informatiques qui propose le téléchargement illégal de livres en ligne. Et ces hackers poussent parfois le zèle jusqu’à corriger les fautes d’orthographe et de conjugaison des auteurs. L’une de leurs victimes n’a été autre qu’Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011 pour son Art français de la guerre. La Team Alexandriz s’est emparée d’une version numérique du roman diffusée par son éditeur Gallimard, et a corrigé un nombre de coquilles apparemment assez conséquent ! Le comble étant que certaines de ces fautes se trouvaient également dans la version papier de ce roman couronné par le prix Goncourt.

Oh la la, Le Goncourt 2011 commercial est plein de fôtes, Heureusement qu’on corrige… http://t.co/cTBgvNqd

Une Dispute véhémente était consacrée au roman d’Alexis Jenni, en novembre 2011 :

En 1919, Roland Dorgelès publie Les Croix de bois aux édition Albin Michel, roman dans lequel il relate la manière dont il a vécu la Première Guerre mondiale. Alors qu’il est donné favori pour le prix Goncourt, il se fait finalement coiffer au poteau par Marcel Proust, pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs, qui obtient six voix. La presse crie à l’injustice.

M. Proust a le prix, M. Dorgelès l’originalité du talent et la jeunesse. On ne peut pas tout avoir. Lucien Descaves, écrivain et membre du juré, qui avait voté pour “Les Croix de bois”

Frustré, mais loin de se laisser décontenancer, Albin Michel fait imprimer pour Les Croix de bois une manchette indiquant en gros caractères “Prix Goncourt”, complétée de caractères bien plus petits, sur la deuxième ligne : “4 voix sur 10”. Traîné en justice, l’éditeur doit finalement verser 2.000 euros de dommages et intérêts à son rival Gallimard.

Une consolation dans l’histoire : Dorgelès obtient malgré tout le Prix Femina, et connaît un très grand succès. Ecoutez-le dans une émission d’octobre 1966, parler de son “ratage”, et se dire finalement heureux de n’avoir “pas traîné derrière [lui] la dépouille de Proust” :

En 1958, un journaliste, jeune (16 ans) et déluré, qui travaille pour l’hebdomadaire Aux écoutes parvient à s’introduire chez Drouant avant les jurés, en faisant sauter les plombs. Alain Ayache – qui deviendra plus tard éditeur de presse – s’est caché dans le placard à balais après avoir installé un micro dans le lustre de la salle à manger. C’est ce que racontait Pierre Assouline sur France Culture en août 2013 dans l’émission Du côté de chez Drouant :

Presque à la fin des délibérations, Philippe Hériat ayant eu un pressentiment, se dirige vers le placard et l’ouvre. Et du haut de sa puissante stature, il attrape le petit Alain Ayache par le col et le traîne devant la compagnie : “Voilà l’espion, je vous le livre !”

Le jeune effronté est finalement libéré, après avoir promis de ne pas utiliser les informations collectées à l’insu de la noble académie. Mais loin de se laisser impressionner, il récidive en 1983, avec un micro directionnel qui lui permet de publier pour l’hebdomadaire Le Meilleur, dont il est le patron, l’intégralité des 90 minutes de délibérations. Incorrigible !

En août 2013, France Culture racontait l’histoire de ce jeune journaliste indocile, dans l’émission Du côté de chez Drouant :

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